Hausse du chômage : l’échec d’une politique
(Communication confédérale)
Le gouvernement ne parvient plus à masquer la réalité des chiffres du chômage.
Après s’être pendant des mois gargarisé d’une baisse du taux de chômage, baisse alimentée notamment par la chasse aux fraudeurs chère à Nicolas Sarkozy et par les radiations administratives, le ministère de l’emploi a publié le 27 septembre ses dernières données, pour le moins embarrassantes : le nombre de demandeurs d’emploi immédiatement disponibles et à la recherche d’un emploi à temps plein (catégorie 1) a en effet augmenté de 11800 personnes au mois d’août, soit une hausse de 0,6%, jamais si forte hausse n’avait été enregistrée depuis mai 2005.
Pour justifier ces chiffres, Christian Charpy, directeur de l’ANPE, s’abrite derrière les mauvaises conditions climatiques de cet été, qui auraient privé les travailleurs temporaires de toute activité réduite et ainsi pesé sur les chiffres du chômage. Après la traque aux « faux »chômeurs, la faute au mauvais temps ! En réalité, dans un contexte de croissance économique molle, (0,3% de hausse au deuxième trimestre), comment s’étonner de ces piètres performances ? Alors que le gouvernement s’est empressé de distribuer 15 milliards d’euros aux plus aisés sous forme de paquet fiscal, les chiffres du chômage, qui concernent au premier chef, les demandeurs d’emploi les plus fragiles (chômeurs de longue durée), reflètent surtout l’échec de la politique gouvernementale menée jusqu’à aujourd’hui en matière d’emploi.
La CGT exige que des mesures fortes soient prises à l’occasion de la conférence sur l’emploi et le pouvoir d’achat en octobre prochain, afin que la consommation puisse être réellement un outil au service de la croissance et de l’emploi.


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